Dans les villages de Loul Sessène, souvent accessibles uniquement à moto ou en charrette, les agents de santé communautaire doivent emporter avec eux tout le nécessaire. Pour repérer les enfants malnutris ou à risque, ils s’appuient donc sur quelques outils faciles à transporter, simples mais précis.
Le premier est la toise, une règle graduée qui mesure la taille de l’enfant. Pour les plus petits, on mesure la longueur, en position allongée. Croisée avec le poids, cette mesure permet de savoir si l’enfant grandit comme il le devrait, par rapport aux valeurs de référence des enfants en bonne santé.
Le véritable symbole de la lutte contre la malnutrition reste toutefois le MUAC (Mid-Upper Arm Circumference) : un bracelet coloré que l’on enroule à mi-hauteur du bras et qui donne une réponse en quelques secondes. Si la mesure se situe dans la zone verte, l’enfant va bien. Dans la zone jaune, on parle de malnutrition aiguë modérée. Dans la zone rouge, la malnutrition est sévère et la vie de l’enfant est en danger.
Léger et peu coûteux, le MUAC peut être utilisé partout, même là où l’électricité n’arrive pas.
Enfin, les agents examinent les pieds. Si une légère pression du pouce laisse une empreinte, il s’agit d’un œdème, un autre signe de malnutrition sévère.
Cette activité fait partie du projet « Le nouvel hôpital pédiatrique. Ensemble contre la malnutrition des mères et des enfants », réalisé grâce au soutien de la Fondation d’Entreprise Wavestone, qui promeut depuis 2009 des initiatives en faveur des enfants vivant dans la pauvreté et en situation de grande vulnérabilité, en France et dans le monde.